mardi 18 avril 2017

Mon ophtalmo, ce héros

Le 7 janvier 2015, quand certains basculaient dans l’obscurantisme, je plongeais dans l’obscurité. Ce jour-là en effet, je tentais une opération de l’œil au laser. Et la lumière fût.


Avec un important défaut de vision et la particularité de ne posséder qu’un seul œil « valide », j’ai consulté à peu près tous les ophtalmo de Nouméa. Tous avaient le même discours : non opérable, rien à espérer pour vous ma petite dame. Mais la magie du bouche à oreille a opéré : un ami me conseille un nouveau chirurgien des yeux installé depuis peu en Calédonie. Je consulte donc ce médecin, pleine d’espoir. Après m’avoir annoncé que l’œil presque aveugle le restera, il m’explique qu’un laser sur l’autre œil est envisageable. Il m’explique que « le premier risque, c’est que l’opération ne fonctionne pas. ». Si le risque zéro n’existe pas, l’intervention qu’il va effectuer ne doit pas provoquer d’infection puisqu’il n’y a aucune incision. Deux types de laser sont en effet possibles : le « Lasik », avec découpe du « capot » et le « PKR », aussi appelé « laser de surface ». Dans les deux cas, il s’agit de modifier la forme de la cornée.

Quelques minutes éprouvantes…
Après plusieurs examens pour s’assurer de la stabilité de ma mauvaise vision, c’est le jour J. Une intervention qui m’impressionne beaucoup mais qui reste heureusement très rapide. Après avoir anesthésié l’œil à l’aide de gouttes et positionné l’écarteur, la première étape consiste à préparer l’œil en retirant l’épithélium cornéen superficiel. Ensuite le laser entre en action. Rien de douloureux non plus, il faut juste rester calme pour ne pas bouger. Et occulter l’odeur de la cornée qui brûle, qui n’est pas sans rappeler celle du cochon grillé.

Avant...
pour un résultat immédiat!

Après ces quelques minutes d’angoisse pure, je me relève tranquillement et… je vois ! C’est magnifique, surréaliste, émouvant. Je vois d’ailleurs suffisamment clair pour remplir le chèque : l’intervention à coûté 155 000 francs (certaines mutuelles remboursent une partie). Dès le lendemain, une période moins magique s’offre à moi. La cicatrisation –un peu douloureuse les premiers jours-, sera un peu longue et anxiogène, contrairement à celle qui suit un Lasik. Il faut en effet un peu de temps pour que les cellules de l’épithélium se reconstruisent complètement. Je commence à récupérer et à pouvoir mener une vie normale au bout de 2 à 3 semaines. Deux ans après l’opération, l’heure du test d’acuité a sonnée : je suis passée de 3 ou 3,5 à 7 voire 8/10ème. 

Après!
Je peux désormais vivre sans lunettes, sauf devant les écrans. La monture la plus importante aujourd'hui ce sont mes solaires pour protéger des UV ma toute nouvelle cornée ! 




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